Toutes la presse en parle

Le Parisien du 11 Juillet 2006.


Gala de cette semaine.

 

Hélène dans ' Platine'


Le Parisien du Jeudi 21 Septembre


Hélène dans ' Nous Deux'


Tv Magazine

Voici l'interview d'Hélène

- Quand on a une telle place dans le coeur des Français (un sondage Ifop la désigne chanteuse préférée), sortir un album doit mettre une certaine pression, non ?

Un règne est toujours éphémère. Et le public, il faut le reconquérir à chaque fois. Donc, oui à la pression, mais juste parce-que cet album m'est intime.

- Quelle est la facette que vous avez mise au jour ?

C'est toujours moi, mais j'ai décidé de partager avec le public certaines des épreuves que j'ai vécues, et la manière dont j'ai pu soigner mes blessures.

- A quelle épreuves faites-vous références ?

j'ai eu l'immense bonheur de donner naissance à une petite fille (Maïa)... qui a perdu son grand-père quelques jours après. J'étais très proche de mon beau-père, Didier. Cela nous a plongés dans un désarroi profond à la maison. Après, il faut faire avec cette absence. Cet album est une vraie biographie, comme un carnet intime que j'ai tenu. J'y raconte comment la vie se construit, jour après jour, avec une absence aussi importante. Comment on fait pour réinventer le quotidien avec un tel vide et, dans le même temps, la présence d'enfants qui ont besoin de notre sourrire, de notre disponibilité. Moi, j'en sors renforcée dans ma foi.

- D'où le titre de cet album ?

Oui, il ne s'apelle pas Quand l'éternité... pour rien. Après, en quelques mois, j'ai eu tellement de jolis signes de lui que j'étais convaincue que j'allais le revoir ou le retrouver, ailleurs. A partir du moment où l'on ouvre cette fenêtre sur l'éternité,plus rien ne s'arrête. Même si la sensation de manque existe, due à la séparation physique, l'esprit veut continuer à vivre.

- Vous croyez à une forme d'au-delà ?

Je crois que je l'ai retrouvé. Je pense même aujourd'hui que je ne l'ai jamais perdu.

- Vous sentez sa présence ?

Oui, cet album c'est lui. On l'a écrit pour lui... (Elle s'arrête, submergée par l'émotion.)

- Vous souhaitez que l'on fasse une pause ?

Cet album, c'est une façon de continuer à le faire vivre. Voilà.

- D'accord. On va passer à des questions plus légères. Les experts en 'Ségara' disent que vous avez passé trois ans à penser à vous, le temps de vous marier et d'avoir deux enfants ? C'est vrai ?

Oui. J'ai été très heureuse dans ma vie d'artiste toutes ces années, mais pas très épanouie dans ma vie de femme. Je me suis donc autorisée cette parenthèse pour me nourrir et me construire en tant que femme. Cela à été un ravissement pour moi de rencontrer ma moitié et d'avoir mes enfants dans cette harmonie.

- Difficile de tout mener de front ?

Quand on fait deux bébés en deux ans, avec des grossesses qui se passent mal, la pause est obligatoire. Je ne regrette pas, car je pense avoir été très exposé médiatiquement. J'avais peur de lassé les gens. Ce recul m'a permis de savoir exactement avec quoi j'avais envie de revenir.

- Trois ans nous séparent de votre album précédent. Mais cela fait aussi trois ans que vous êtes mariée à Mattieu Lecat. Est-ce un anniversaire que vous fêtez ?

Évidemment. J'ai fêté ça dans un cadre très romantique, au Mont-Saint-Michel, où mon mari m'a fait la surprise de m'emmener. Je rêvais d'y aller depuis que je suis enfant.

- Ce disque sort pile dix ans après le tout premier. Nostalgique ?

Non. je ne me suis pas rendu compte du temps passé. Je regarde plutôt l'évolution. Elles ont été tellement belles ces dix années ! J'ai comme philosophie, pour avancer, de na pas conserver les choses douloureuses.

- Faut-il avoir souffert pour être une véritable artiste ?

Je ne sais pas, mais je n'aurais pas aimé ne pas souffrir. Je suis tout sauf masochiste ! Néanmoins les épreuves et la douleur rendent plus généreux. Malheureusement, la souffrance, c'est aussi ce qui rapproche les gens.

- Orlando, Andréa Bocelli, Luc Plamondon... lequel a été décisif dans votre parcours ?

Orlando. Sur un plan professionnel, c'est l'homme de ma vie.

- Il a parié sur vous ou a cru en vous ?

Il a vu ce que je ne voulais pas voir. J'étais bourrée de complexes. J'avais peur de moi-même. Il a été le premier à me mettre à l'honneur. Je le remerçie et je n'oublie jamais quelqu'un qui m'a fait du bien.

- Votre programme de passages 'promo' à la télé est impressionnant : Star Ac', Michel Drucker, Michel Denisot, Laurent Ruquier... vous faites ce marathon avec plaisir ou contrainte et forcée ?

J'adore ça. J'aime rencontrer les gens, parler avec eux. Quand on livre un album, il ne suffit pas de dire : 'Ben voilà, achetez mon produit.' Ce n'est pas un paquet de yaourt, c'est tout un vécu, un cheminement qui donne ce résultat gravé sur un CD. Il est obligatoire d'expliquer touts les sentiments qui ont tissé les chansons.

- Vous qui avez gagné un concours de chant...

... J'étais jeune...

- Vous auriez pu participer à Star Ac' ?

Non, je ne suis une bête de concours. En compétition, je perds tous mes moyens. Alors que j'adore être sur scène... une fois passée la première chanson où je suis toujours morte de trac. Je le sais et mes fans aussi. Ils m'envoient des ondes pour me dire de ne pas avoir peur. (Rire). Au bout de deux ou trois chansons, je commence à me relaxer. Je suis chanteuse depuis l'âge de 14 ans, mais je dois reconnaître que les émissions en direct me paralysent, car je perds tous mes moyens.

- Vous êtes une amie d'Arthur. Cela vous a fait quoi de vous voir dans le 'manga' qui ouvre son spectacle ?

Ce fut un choc ! D'autant que j'avais fait le doublage de la voix sans voir les images. Je trouce ça un peu gore, mais ça amuse Arthur, le public aussi et moi pareil.

- Pouvez-vous m'expliquer comment une femme mariée peut chanter, pour reprendre l'un des titres de votre dernier album, 'On dort toujours tout seul' ?

Cet album a été construit sur l'absence. J'ai mis un temps fou à ête heureuse, à rencontrer l'amour et à le vivre. J'étais bloquée sur mes blessures et je n'arrivais pas à passer à autre chose. Et je m'apperçois qu'autour de moi, le problème de la solitude est là. On peut dormir à côté de quelqu'un en étant seul dans sa tête.Mais cela peut être aussi lu dans le sens où l'on s'endort toujours seul face à soi-même. Quant on se ment à soi-même, on ne peut pas réussir avec l'autre. J'ai passé trente ans de ma vie à me sentir seule. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Et je souhaite à tout le monde de ne pas dormir seul.


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Dernière mise à jour de cette page le 07/02/2007

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